Femmes célèbres du Périgord

Exposition : Femmes célèbres du Périgord

C’est à la suite de l’exposition sur les Femmes du 18ème arrondissement (Place aux femmes) que j’ai eu l’idée de proposer le même projetà Bernard Cazeau, Président du Conseil général de Dordogne, rencontré à l’occasion de la manifestation « Le Périgord à Montmartre ». Une manifestation qui a lieu chaque année sur le parvis du Sacré-Cœur avec les producteurs de la Région durant le week-end de la Pentecôte. Ce projet a été accepté et a pu être présenté aux Archives départementales de Périgueux fin juin de l’année suivante (2011). Depuis, cette exposition, qui appartient au Conseil général, circule à traves le département dans les écoles, collèges, mairies et autres institutions qui ont font la demande.

Sur les traces des Périgourdines célèbres

Venez visiter la Dordogne sous un angle original en suivant ces Périgourdines. Venez à la rencontre des quatre Périgords. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, du Noir au Blanc, du Pourpre au Vert, à travers ce grand département, vous rencontrerez des souvenirs, des lieux qui évoquent des femmes aux parcours passionnants. Elles sont présentes sur ce territoire depuis la Préhistoire. Nées en Dordogne, ou ayant découvert la région par hasard, elles sont demeurées attachées à cette belle province, si riche de monuments et de paysages.

Les femmes

A ce jour, la plus ancienne des Périgourdines est Madame Pataud Son squelette trouvé dans l’abri du même nom est vieux de près de 27000 ans. Certaines statuettes, les Vénus, sont encore plus anciennes. La dizaine retrouvée en Dordogne compte parmi les premiers témoignages humains. Un signe fort d’intelligence et de beauté dans un environnement favorable à la création. L’époque gallo-romaine nous a laissé la trace écrite d’une déesse, Vésunna, dont le rôle était de protéger la Cité. A la Renaissance, les femmes vont jouer un grand rôle. Leurs chemins divergent, elles deviennent demoiselles à la Cour ou saintes. Une autre se révèle architecte, c’est la première en France. Au XVIIe, une autre favorite, à la cour de Louis XIII, joue tous les codes amoureux imaginés dans la « Carte de Tendre » de Madeleine de Scudéry. Au XVIIIe, les femmes sont de plus en plus aventureuses. L’une, Jeanne Barret, fait le tour du Monde. L’autre, Suzanne Labrousse, part à Rome à pied. A la fin du XIXe au début du XXe, on ne parle pas encore d’égalité, mais certaines s’affirment. Rachilde et Catherine Pozzi feront carrière dans les lettres, Jenny Sacerdote comme Grande Couturière, Jane Poupelet comme sculptrice et Gaby Saraben- Varalhon comme peintre. Un peu plus tard et plus près de nous, nous trouverons une femme politique, des journalistes, des artistes ou comédiennes et même une préhistorienne. La guerre partagera également les destins, entre celui de la Résistante déportée, Laure Gatet et celui de la religieuse dénonciatrice et fusillée, Sœur Marie-Philomène.

L’exposition

L’exposition se compose de 26 panneaux. Chacun d’entre eux représente une personnalité que nous célébrons. Les panneaux sont classée par zone géographique et par ordre chronologique à l’intérieur .Sur chaque panneau, on retrouve le nom de la femme, ses dates et lieux de naissance et de décès (quelque fois le lieu d’inhumation quand il est différent) et son statut ou sa profession. Une courte biographie, un portait, une illustration ainsi qu’une photo de l’endroit qui lui est attaché et enfin une carte de la Dordogne situant ce lieu.